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AVANT L’AURORE

Ciel étoilé, pleine lune.
Tout semble figé et suspendu.
La lune éclaire les contours de mon doute.
Elle brille quand je traverse/sillonne le monde.

Chaque étoile me rappelle un souvenir,
Une question laissée sans réponse.
Sans la mélancolie,
Quand le vent me frôle.
Quand je vacille, la nature ressent.
Témoin impassible de mes tourments,
Dans les ombres des arbres, je vois ma propre fatigue.

La nature me parle quand je vacille.
Elle reflète mes silences, mes élans, mes absences.
Elle est le miroir de ce que je n’arrive pas à dire.

Je marche sous les astres comme on avance en soi.
Chaque pas sur l’herbe humide réveille une mémoire.
Alors que je lève un œil sur la lune,
Je sais que je suis là où je dois être.

Les racines des arbres me parlent d’attachement,
Leurs branches de soif et d’infini.
Entre ancrage et vertige,
Un frisson me parcourt comme il parcourt les feuilles.

Il y a dans chaque étoile une brûlure familière
Qui me renvoie à ma vie qui passe.
Il y a dans chaque étoile une solitude lointaine,
Comme la proximité que je sens avec la lune.

Et quand vient l’aurore,
Je deviens ce chant d’oiseau retenu dans la gorge du matin.
Et dans la communion du matin et de la nuit,
Tout s’apaise,
Telle une présence, une connivence.

L’univers me murmure alors : « Je suis là avec toi. »
Alors j’écoute et je regarde encore et encore,
Et j’attends le chant des oiseaux.