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BONTE LUCIDE

Tu me rappelles qui j’étais,

Je te trouve belle avec ta douceur.

Ton attention pleine, entière,

Je t’admire sans détour.

Dans ton regard je me révèle

Cette simplicité me bouleverse.

je me retrouve.

Tu fais tomber les couches

De prudence et de résignation,

Tu réveilles l’ancienne amoureuse de la vie

Cachée sous mes abandons.

Je me manque depuis le jour où je me suis trahie.

Oui je me manque — et donc tu me manques aussi.

Je me ressens, je me vois en toi,

Comme un miroir qui ne ment pas.

Je t’aime

Mais parce qu’à ton contact je me vois limpide.

Dans cette équation fragile, sans dépendance,

Il y a reconnaissance.

Tu m’obliges à me souvenir

Que j’étais courageuse,

Que j’étais tendre sans rougir,

Que j’osais être amoureuse.

Ta bonté n’est jamais naïve,

Elle est lucide, elle sait mes failles.

et tu les contemples.

Tu es si agréable

Que le monde paraît moins hostile,

Mais plus encore — tu es si vrai

Que je redeviens fragile.

Oui je me manque — et donc tu me manques aussi.

Je me ressens, je me vois en toi,

Comme une vérité qui me choisit.

Je t’aime

Mais parce qu’à ton contact je revis.

Dans cette équation fragile, sans dépendance,

Il y a reconnaissance.

Y a-t-il une stratégie ?

Ton regard cherche-t-il à séduire ?Ou est-ce simplement la vie

Qui me rappelle qui je désire devenir ?

Aimer, peut-être,

C’est rencontrer quelqu’un

Qui nous rappelle en secret

Que nous étions déjà

Une promesse.

Je me manque…

Tu me manques…

Mais dans nos mains il n’y a pas l’absence —

Il y a la naissance.

Je me retrouve, je te retrouve aussi,

Et c’est là que commenc