L’ECHO
Je ne sais plus qui je suis pour les autres,
Les regards glissent, sans accrocher.
Les liens d’hier tombent un à un,
Comme les feuilles d’un arbre oublié.
Je suis là sans me définir,
Perdu·e dans mes propres contours.
Mon reflet change de visage,
Chaque matin, un nouveau détour.
Mais qui se souvient encore de moi,
De l’éclat que j’avais, de ma voix ?
Les souvenirs se fanent sans bruit,
Et je deviens flou, même dans ma vie.
Je cherche un écho, un peu de lumière,
Dans un monde qui n’a plus d’hier.
Mon espoir m’a porté quelques instants,
Comme un souffle chaud en plein hiver.
Mais ma peur, cette chaîne silencieuse,
M’a cloué le cœur, me laisse à terre.
Les liens se sont cassés sans cri,
Comme un verre qu’on laisse tomber.
Et dans ce vide, je me redessine,
Avec des ombres mal découpées.
Mais qui se souvient encore de moi,
De l’éclat que j’avais, de ma voix ?
Les souvenirs se fanent sans bruit,
Et je deviens flou, même dans ma vie.
Je cherche un écho, un peu de lumière,
Dans un monde qui n’a plus d’hier.
Les réminiscences sont rares,
Comme des étoiles dans le brouillard.
Je tends la main vers le passé,
Mais il s’efface, je l’ai rêvé.
Et qui se souvient encore de moi ?
Même moi, parfois, je ne sais pas.
Les souvenirs tombent un par un,
Et je deviens l’écho d’un ancien refrain.
Je cherche un écho, un peu de lumière,
Dans un monde qui m’oublie chaque hiver.
